Rédiger du contenu pour les nuls : règles de base

rédiger du contenu écrireAujourd’hui, je vous propose de reprendre brièvement les règles de base à connaître avant de rédiger du contenu pour le web. Que vous soyez rédacteur débutant, ou professionnel en difficulté pour rédiger vous-mêmes les pages de votre site, ces conseils sont pour vous !

Règle n°1 : attention aux fautes d’orthographe !

On ne plaisante pas avec l’orthographe. Rédiger du contenu avec des fautes, c’est un mauvais signe envoyé à votre lecteur. Cela peut passer pour un manque de professionnalisme ou de la nonchalance, car cela donne l’impression que vous n’avez pas accordé assez d’importance à votre site.

  • N’attendez pas la fin du texte pour vous relire. Prenez le temps de relire chaque paragraphe une fois écrit, tant que vous êtes encore dedans !
  • Une fois le texte fini, activez le suivi orthographique de votre CMS ou de votre page Word.

L’idéal : faites vous relire par une ou deux personnes pour éviter les fautes d’inattention !

rédiger du contenu orthographe

Règle n°2 : ne pas oublier qui est son lecteur !

Rédiger du contenu, c’est bien. Rédiger du contenu pour une personne définie, qui va le comprendre et le trouver intéressant, c’est encore mieux 🙂

Cela suppose bien sûr d’avoir défini au préalable cette personne-cible (on dit aussi « persona » dans le jargon). Une fois définie, il ne faut pas la perdre de vue.

Cela peut paraître bateau, mais on perd vite le fil au cours de la rédaction, surtout lorsque le sujet est un peu technique…Personnellement, je prends toujours quelques minutes après chaque paragraphe, pour me mettre à la place de mon lecteur.

Va-t-il trouver une réponse à sa question en lisant ces mots ? Va-t-il la trouver assez vite ?

Le contenu est-il compréhensible (pas trop technique ? pas trop lourd à la lecture ?) ?

Pas toujours facile de se mettre à la place de son lecteur ! Cela nécessite parfois une bonne dose d’empathie 🙂

Règle n°3 : rédiger du contenu court et pertinent

Rédiger du contenu pour le web, c’est adopter un style particulier ! Il faut rédiger pour un utilisateur pressé, qui ne passe que quelques secondes sur chaque site.

Si votre article de blog ou votre site répond à une question, le lecteur doit trouver la réponse dans les premières lignes, si possible en gras et avec quelques images ! 🙂 J’exagère, mais c’est l’idée.

De même, privilégier les phrases courtes, sans trop de connecteurs. Des paragraphes pas trop longs facilitent la lecture !

rédiger du contenu écriture

Règle n°4 : aérer le contenu

Encore une fois, le but est de faciliter la vie du lecteur et lui permettre de trouver son information en un seul coup d’oeil. Pour cela :

  • user et abuser des séparateurs entre les paragraphes et des bullet points pour mettre en lumière l’information,
  • ajouter des titres pour structurer le texte,
  • insérer des images d’illustration pertinentes,
  • etc.

rédiger du contenu structure

Voilà donc les règles de base pour rédiger du contenu facile à lire et à intégrer pour vos lecteurs. On ne parle pas encore de rédaction SEO, ni d’optimisation pour le web ! Cela fera l’objet d’un autre article dans cette série « Rédiger du contenu pour les nuls » 🙂

Avez-vous d’autres idées pour rédiger du contenu pour le web ? N’hésitez pas à m’en faire part en commentaire !

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Localisation ou traduction : quelle différence ?

localisation traduction différenceOn en entend parler de plus en plus, et pourtant il est parfois difficile de les différencier tant les deux notions sont proches ! Ne confondez plus : voici une présentation de ces deux techniques complémentaires…

Traduction : d’une langue à l’autre

On connaît tous la définition de la traduction : il s’agit de transposer un contenu d’une langue A à une langue B. C’est un procédé qui existe depuis la nuit des temps !

Bien entendu, la réalité est plus complexe. La transposition doit transmettre toutes les nuances souhaitées par l’auteur. L’objectif consiste à permettre au lecteur étranger de prendre connaissance du texte d’origine dans sa propre langue, comme s’il lisait l’auteur d’origine !

La traduction est un procédé linguistique utilisé dans des domaines multiples, du marketing au juridique, en passant par l’économie et le tourisme.

localisation traduction français

Localisation : d’une culture à l’autre

La localisation est un concept plus récent que la traduction. Il s’agit toujours de transposer un contenu dans une langue déterminée, bien sûr, car la localisation ne saurait exister sans la traduction !

On y ajoute cependant une difficulté : il faut l’adapter à la culture de la personne qui en est destinataire.

Autrement dit, il s’agit de traduire, tout en intégrant une dimension culturelle très importante. Le but étant bien sûr de pouvoir :

  • Etre compris par le destinataire (dans sa langue)
  • Etre intégré par le destinataire comme étant un contenu rédigé dès l’origine dans sa propre langue : il doit lui apporter les nuances et les précisions contextuelles qu’il trouverait dans sa langue
  • Bonus : la localisation d’un contenu rédigé pour le web permet en plus certains avantages relatifs au référencement naturel…

localisation traduction web

Un exemple concret de localisation : votre boutique en ligne

Vous disposez d’un contenu pour votre boutique en ligne. Jusqu’ici, vous vendiez des produits destinés à un public anglophone situé au Royaume-Uni. Vous souhaitez étendre votre activité à un autre pays, par exemple la France, et son public francophone.

Bien sûr, il va falloir faire traduire ce contenu en français : le titre du produit, la description détaillée, ses caractéristiques, etc. Ainsi, il pourra être compris par votre marché-cible francophone. Néanmoins, certains éléments ne pourront être appréhendés convenablement s’ils ne sont que traduits. C’est le cas par exemple :

  • des dimensions, si le système métrique n’est pas adapté au système français (en mètre, en centimètre, en litre, en gramme, etc.)
  • du vocabulaire général ou technique
  • des devises utilisées (en livre sterling ou en euro !)
  • Etc.

La localisation dans un sens plus large consiste également à adapter un contenu de manière technique notamment. Il peut s’agir de choisir une plateforme de diffusion plus populaire dans une autre zone géographique : certains réseaux sociaux sont plus utilisés dans une certaine partie du monde, certains moyens de paiement sont privilégiés par rapport à d’autres dans certains pays européens, etc.

Vous le voyez, la localisation est donc très différente de la traduction ! C’est pourtant un procédé linguistique de plus en plus utilisé aujourd’hui, avec le développement du web – et notamment du web marketing…

Localisation et référencement naturel : le combo gagnant

Les amateurs de SEO (system engine optimization, ou référencement naturel) le savent bien : pour plaire aux moteurs de recherche et optimiser la visibilité de son site internet, il faut se plier aux règles de base du SEO.

localisation traduction seo

Parmi un millier de critères différents, il est très important de ne pas utiliser de contenu traduit par un système de traduction automatique, sans le localiser ! Ce contenu présente deux risques pour la visibilité de votre site web :

  • vos futurs clients (en France, si l’on reprend notre exemple) risquent de ne pas vous trouver en cherchant les mots-clés qui les intéressent. La machine de traduction risque de traduire littéralement des mots, sans vérifier leur pertinence et leur cohérence. Les mots-clés doivent eux aussi parfois être localisés.
  • les moteurs de recherche n’apprécient pas le contenu traduit automatiquement, car il est potentiellement disponible à un autre endroit du web.

Enfin, n’oubliez pas qu’écrire pour le web, ce n’est pas seulement écrire pour Google, mais bien pour votre public ! Ils apprécieront d’autant plus un texte écrit pour eux, dans leur langue, et faisant référence à leur propre culture. Ils trouveront plus facilement votre site grâce à leurs mots-clés, et ils passeront davantage de temps à lire vos contenus. C’est encore la meilleure technique d’optimisation  !

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7 qualités indispensables du rédacteur web

qualités indispensables du rédacteur web numériqueTendance, et pourtant très récent, le métier de rédacteur web attire beaucoup de candidats, pour peu d’élus ! Voici 7 qualités indispensables du rédacteur web, dont tout le monde ne dispose pas !

1. Etre curieux

C’est pour ainsi dire la qualité maîtresse d’un bon rédacteur web. Ce dernier doit être capable de jongler avec tous les sujets ! D’un sujet touristique à un sujet juridique, en passant par un article sur la rénovation ou sur la puériculture !

Et comme on ne peut bien sûr pas tout savoir, il faut être prêt à chercher l’information, parfois très profondément 🙂 En étant curieux, c’est plus facile, car tout devient intéressant, et on finit par avoir soi-même envie de trouver la réponse à la question posée.

2. Etre polyvalent

Rédacteur web, on est d’accord, cela consiste à rédiger des contenus. Mais sa tâche est loin de se limiter à ça !

Au contraire, qui dit « web », dit souvent « site web », ou « CMS »…et bien sûr « optimisation du référencement » ou « SEO » ! On vous demandera régulièrement de mettre en forme votre texte brut, pour l’adapter directement dans le site ou le CMS utilisé. Cela requiert donc certaines compétences (pas celles d’un développeur, quand même !) : solides bases en SEO, en HTML voire en CSS.

qualités indispensables du rédacteur web cms

 

Il faut parfois prendre les devants, et contacter directement son client, afin de demander des précisions, ou pour être certain de bien s’adapter à sa demande. Bref, vous devez savoir tout faire 🙂

3. Aimer écrire

Je me rappellerai toujours du moment où j’ai annoncé à mes parents que je voulais suivre une filière littéraire (bac L, à l’époque). Franchement, je ne me voyais pas faire autre chose, j’aimais trop les langues étrangères et la littérature ! Ma mère s’est arrêtée et elle m’a demandé : « Ok, mais est-ce que tu aimes vraiment écrire ? « .

Je me souviens avoir répondu « Oui ! ». Je me repose régulièrement la question, pour être sûre. Quand je rédige un billet de blog, une commande pour un client, quel que soit le sujet. Et je suis toujours capable de répondre : « OUI. » J’adore ça.

Pour être un bon rédacteur web, je pense qu’il faut disposer de ce type de qualités indispensables. On ne peut pas passer sa journée à faire des recherches, à creuser, à construire un plan, et à rédiger sans aimer ça !

qualités indispensables du rédacteur web écrire

 

4. Etre excellent en orthographe et en syntaxe

Pas de mystère. Pour rédiger un contenu de qualité, qui puisse à la fois informer et témoigner d’une bonne image , il faut maîtriser l’orthographe et la syntaxe. PARFAITEMENT.

Autant être clair, il est impossible d’élaborer une stratégie de communication sans pouvoir aligner deux mots sans fautes…Cela donne une très mauvaise image, cela fait de vous quelqu’un de peu professionnel, et cela agace beaucoup de monde.

5. Avoir l’esprit de synthèse

Ecrire sur des sujets techniques, ou tout simplement originaux (ex : les aiguilles à tricoter circulaires, si vous êtes un rédacteur spécialisé dans le BTP) nécessite un bon esprit de synthèse. Vous allez devoir réunir une quantité très importante d’informations en un court laps de temps. Il va sans dire que vous n’avez que peu de temps pour tirer de cette manne d’information un texte court, concis et agréable à lire.

L’esprit de synthèse, par chance, n’est pas toujours une qualité innée ! Elle peut s’apprendre et s’exercer au fil du temps.

6. Etre un bon freelance : être réactif et autonome

Les rédacteurs web sont souvent des travailleurs indépendants (mais pas toujours !). Si c’est le cas, des qualités applicables aux freelances sont également valables pour cette profession.

Etre réactif est un atout ! Cela permet de réagir rapidement et efficacement à une demande d’un client. C’est toujours très apprécié, et c’est un signe de professionnalisme.

Enfin, l’autonomie est l’une des qualités indispensables du rédacteur web : il doit pouvoir gérer lui-même les imprévus et régler les soucis (de mise en page par exemple).

qualités indispensables du rédacteur web polyvalent

7. Avoir une certaine empathie

Le rédacteur web écrit pour un public déterminé. A chaque phrase couchée sur le papier (mettons, sur son clavier), il doit pouvoir visualiser sa cible. Il doit pouvoir vérifier que chaque article lui est bien destiné, afin d’employer le ton adapté et de répondre au mieux à une question posée.

Que souhaiterait savoir ce client ? Quelles questions se poserait-il ? Il faut pouvoir se mettre à sa place !

 

Une autre qualité en tête ? Partagez-la avec nous en commentaire !

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Ecriture inclusive : le débat expliqué en 3 points (médians)

Le 20 novembre, Edouard Philippe a décidé de « bannir l’écriture inclusive des textes officiels« . Le feuilleton se poursuit…

Mais qu’est ce que c’est que ça, l’écriture inclusive ?

Vous avez été kidnappé et/ou séquestré dans une grotte isolée depuis cet été? PIRE ! Vous n’avez pas pu vous connecter à vos réseaux sociaux ces dernières semaines? C’est vraiment terrible.

Voici un petit résumé des derniers épisodes.

L’écriture inclu-quoi?

Tout commence avec la parution à la rentrée 2017 d’un manuel scolaire chez l‘éditeur Hatier. Quoi de plus normal ? Et bien,  l’ouvrage, « Questionner le monde », propose d’inclure davantage de personnalités féminines  (telles que Marie Curie). C’était loin d’être la priorité de nombreuses publications scolaires jusqu’ici.

Le manuel va plus loin : il propose aux enfants de féminiser les noms de métiers et la syntaxe, voire de découvrir la fameuse écriture inclusive

Déchaînant les passions, et provoquant toutes sortes de réactions évidemment légitimes et mesurées (je vous laisse apprécier ici, et ici, ou encore ici).

C’est pourtant simple : selon ses partisans, elle permettrait de rétablir la parité entre les hommes et les femmes en commençant par nettoyer notre vocabulaire et notre grammaire !

Chacun étant libre de décider si elle est utile ou non (ou encore, si c’est « un péril mortel »…), je me permets simplement de présenter cette écriture, et ce qu’elle souhaite changer dans notre langue.

· Faire disparaître les stéréotypes dès l’école : le masculin ne doit plus « l’emporter sur le féminin »

Un des aspects de cette écriture consiste à cesser d’enseigner la règle du « masculin l’emporte sur le féminin ». L’existence de cette règle grammaticale, présentée ici même sur le blog, mais également la façon de l’enseigner aux enfants est remise en cause. Il est clair que dite comme ça, la règle n’est pas trop trop 2017.

Il a également été proposé de remplacer complètement cette règle par une nouvelle : celle de l’accord de proximité.

Petit rappel => Pour éviter d’enseigner aux enfants que le masculin l’emporte sur le féminin dans la phrase « le livre et la robe sont bleus« , on propose de leur enseigner que l’adjectif « bleu » s‘accorde avec le nom le plus proche. Ce qui donnerait « le livre et la robe sont bleues« .

Pour le moment, cette règle n’est plébiscitée « que » par 314 membres du corps enseignant, mais elle pourrait faire son chemin dans les administrations.

· Adopter le point médian : la féminisation des fonctions, les grades et les métiers

Les partisans de l’écriture inclusive souhaitent davantage de parité dans les titres des fonctions ou des professions. Pourquoi n’utiliser que le masculin « par défaut »? Ne risque-t-on pas de réduire la visibilité des femmes qui les exercent?

Il est donc question de féminiser ces termes : on parlera désormais de « chercheuse », « d’écrivaine », etc. On notera que la Belgique (la Fédération Wallonie-Bruxelles, en tout cas) n’a pas attendu ces débats pour publier un guide de féminisation dès 2014 !

Pour aller plus loin encore, l’écriture inclusive permet d’utiliser les deux genres féminins et masculins dans certains cas: 

  • en énumérant les deux noms, accordés au masculin et au féminin : « les étudiantes et les étudiants »
  • en reformulant : « les personnes étudiant »
  • ou en utilisant un point médian, ou point milieu (·) permettant d’ajouter toutes les terminaisons possibles : « les étudiant·e·s ». Bien pratique pour se limiter à 140 caractères sur Twitter, mais pas vraiment prévu pour se lire à l’oral !

· Adopter de nouveaux termes, plus neutres

L’écriture inclusive vise enfin à laisser moins de place aux expressions indirectement genrées qui nous entourent.

C’est le cas par exemple des « droits de l’homme » (que l’on devrait déjà écrire Homme), qui tendent à devenir les « droits humains » afin d’éviter la discussion. Cela peut paraître anecdotique, mais le sujet est brûlant au sein de certains milieux, et certaines organisations, comme Amnesty International, ont déjà pris position.

 

C’est plus clair ? L’écriture inclusive n’a rien de très compliqué. Ce qui pose problème, ce sont les débats tumultueux qui l’accompagnent, et qui l’accompagneront encore pour un moment !

Vous avez donc encore un peu de temps avant d’adopter le fameux point médian (et de le trouver sur votre clavier : bon courage !). Et nous, rédacteur, rédacteure, rédacteures et rédacteurs, nous serons toujours là pour vous expliquer son actualité 🙂

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Grammar Wars : pourquoi le masculin l’emporte toujours en 2017

Mardi 7 novembre 2017. Quelques 314 « enseignantes et enseignants du primaire, du secondaire, du supérieur et du français langue étrangère » déclarent qu’ils n’enseigneront plus la règle grammaticale controversée dite du « masculin l’emporte sur le féminin« .

Contrairement à ce que l’on peut penser à la première lecture, cette règle n’est pas en lien direct avec l’écriture inclusive, autre tendance grammaticale de 2017, qui fera l’objet d’un autre article sur ce blog.

Que dit cette fameuse règle ?

« Le masculin l’emporte sur le féminin » traduit en des termes simples le principe grammatical suivant : lorsque l’adjectif se rapporte à plusieurs noms de genres différents, il se met au masculin pluriel (cf. Bescherelle, La Grammaire pour tous, éd. Hatier, 2015).

Exemple : un pantalon et une robe bleus.

Bien que la robe soit un mot féminin, le masculin l’emporte toujours, et l’adjectif s’accordera toujours au masculin. Et cela vaut également en présence d’une majorité !

Exemple : un pantalon et trois robes bleus.

Pourquoi ? Et bien, parce que. 

Aujourd’hui, cette règle est remise en cause par ces 314 professeurs, et par de nombreux militants, plus ou moins féministes, avant eux. Parce qu’elle est tout à fait arbitraire, parce qu’elle résulte d’une volonté politique à l’origine très subjective, et surtout parce qu’elle véhicule une représentation des genres franchement désuète.

Les raisons de la colère

Les « profs en colère » invoquent dans leur manifeste 3 raisons principales :

  1. Cette règle est très récente

Elle a en effet été adoptée au XVIIIème siècle, alors qu’auparavant, on utilisait d’autres méthodes d’accord (telles que l’accord par proximité, cf. ci-dessous).

2. Ses auteurs n’étaient pas très objectifs

Pourquoi décider subitement que « le masculin l’emporte » ? La raison est très clairement exprimée par Nicolas Beauzée, un linguiste (et Académicien…) du XVIIIème siècle. Je vous laisse apprécier.

« Le genre masculin est réputé plus noble que le féminin à cause de la supériorité du mâle sur la femelle. »

Comme quoi, tout ce qui est récent n’est pas nécessairement moderne…

3. Elle véhicule une certaine représentation du genre

L’idée véhiculée par cette règle très imagée du « masculin l’emporte sur le féminin » est bien sûr celle que M. Beauzée et ses contemporains avaient en tête. Elle suppose une évidence pour eux, à savoir que la femme est forcément moins bien, moins forte et moins qualifiée que l’homme.

Comment continuer à enseigner cette règle telle qu’elle est, tout en éduquant en parallèle les enfants à l’égalité hommes-femmes ? Comment défendre cette égalité, alors que la grammaire, inculquée aux enfants dès la primaire, reconnaît elle-même une supériorité d’un genre sur l’autre ?

Sans verser dans le militantisme féministe, les professeurs expliquent objectivement leur décision. Ils offrent même une alternative pour combler le retrait de la règle.

La règle est morte ! Vive la règle !

Il est évident qu’on ne peut pas vraiment « annuler » la règle sans la remplacer par autre chose. La nature, et encore plus la grammaire française, a horreur du vide.

En l’occurence, 3 alternatives sont proposées pour remplacer la vieille règle. Je vous propose une lecture simplifiée :

Règle de proximité

C’est la règle qui était en vigueur avant le XVIIIème siècle. En latin ou en grec, voire en vieux français, on accordait l’adjectif avec le nom le plus proche. S’il était féminin, il était féminin, s’il était masculin, il était masculin. Rien de plus objectif !

Exemple : un pantalon et une robe bleues.

Exemple : une robe et un pantalon bleus.

Accord de majorité

C’est une règle qui ravira les mathématiciens qui me lisent ! Cet accord consiste à compter les noms en lice, et à décerner le trophée de l’accord au vainqueur numériquement supérieur.

Pas clair ? Et pourtant, c’est si simple :

Exemple : trois pantalons et une robe bleus.

Exemple : trois robes et un pantalon bleues.

Accord au choix

Comme son nom l’indique, cet accord suppose que vous choisissiez vous-mêmes l’accord que vous préférez.

Moi, par exemple, j’ai envie de mettre du masculin aujourd’hui, parce que pourquoi pas.

Exemple : Je porte un pantalon et une blouse bleus.

Mais demain, j’aurai certainement envie de l’inverse.

Exemple : Je porte un pantalon et une blouse bleues.

L’avenir nous dira si l’Education Nationale abonde dans le sens de ces 314 profs rebelles ; en attendant, je vous propose de voir laquelle vous convient le mieux.

PS : Si le sujet vous intéresse, je vous propose de prendre connaissance de l’article très complet du Monde, publié en 2012.

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Une histoire de majuscule, avec un grand H

La majuscule est une lettre de grande taille (contrairement à la minuscule, forcément), permettant de marquer le premier mot d’une phrase, un nom propre, ou parfois d’accentuer un mot.

Facile. On sait tous ce qu’est une majuscule.

Ok, mais savez-vous toujours bien l’utiliser ? Comment faire la différence entre l’Histoire et l’histoire, les droits de l’homme ou les droits de l’Homme ? Faut-il mettre une majuscule au peuple français, à la langue française, ou tout simplement aux Français ?

La majuscule, une lettre avec un grand L

On pourrait s’étendre très longtemps sur l’histoire de la majuscule, en revenant aux origines, à l’époque où l’on écrivait QUE en majuscule, puis à celle où le papier coûtait trop cher pour se permettre une perte de place, et enfin à celle où il fallait quand même marquer le début de la phrase et les noms propres. Un petit résumé de cette histoire peut être consulté juste ici.

Bref, en français, la majuscule a deux buts essentiels : le premier, c’est de marquer le début de la phrase, après les points, les points d’exclamation et d’interrogation.

=> Je veux marquer le début de ma phrase !

=> Après un point-virgule, on ne met pas de majuscule ; la phrase n’est pas terminée.

Le second, c’est de marquer les noms propres : les prénoms, les noms de famille, les noms de ville, de pays, etc. Certains titres honorifiques en prennent, mais pas les noms de métier/fonction.

=> Mon avocat vit à Paris, il s’appelle Paul Durant

=> Le Roi n’est pas d’accord avec le Premier ministre, qui lui-même n’est pas d’accord avec le président de la République.

Celle-ci était plus dure…ministre étant une fonction, il ne prend pas de majuscule, mais Premier, oui, car il marque la spécificité de ce ministre. Le président est encore une fonction, donc il n’en prend pas non plus, mais la République en mérite bien une !

Attention, il arrive que des noms propres deviennent des noms communs, et perdent leur majuscule : c’est le cas lorsque vous mangez un camembert (c’est une ville à l’origine !), par exemple.

Le sixième sens

La majuscule a d’autres utilités, comme celui de donner du sens ou un contexte aux mots qu’elle débute.

C’est le cas lorsque l’on parle de l’Histoire avec un grand H. On parlera d’une histoire pour quelque chose qui se raconte sans déférence, une histoire drôle, une histoire du quotidien. On parlera en revanche d’un personnage entrant dans l’Histoire, celle que l’on se raconte avec admiration et respect, que l’on apprend à l’école et qui se transmet au cours du temps.

La différence est subtile ? Non, pas tant que ça !

Un exemple d’illustration très connu est celui du savant allemand :

=> un savant allemand : cette personne est d’abord savante, et on ajoute qu’elle a la nationalité allemande.

=> un savant Allemand : cette personne est d’abord allemande, et on ajoute qu’elle était savante, accessoirement.

Un autre exemple, plus politisé celui-là, est celui des droits de l’Homme : parler de droits de l’homme, c’est indiquer que seuls les personnes de genre masculin ont ces droits, tandis que les droits de l’Homme impliquent que c’est toute l’Humanité qui en dispose (on inclut donc…les femmes!). Afin d’éviter cette nuance, certaines organisations préfèrent utiliser la notion plus « inclusive » de droits humains. Mais c’est un autre débat

C’est d’ailleurs dans cette optique, par ce besoin de différencier les sens des mots et leur fonction dans la phrase que l’allemand et le luxembourgeois conservent cette particularité (pourtant contestée, comme on peut le lire dans cet article).

Les Français parlent le français avec leurs amis français

En français, la différence de sens ressort particulièrement lorsque l’on utilise des gentilés ou des adjectifs tirés d’un pays ou d’une langue.

Gentilés ?

Un gentilé est le nom que l’on utilise pour qualifier un habitant d’un ville, d’un pays ou d’une région : il sert à désigner l’origine de la personne.

=> une personne habitant Paris est un parisien : parisien est un gentilé.

On dira donc qu’un « navire anglais a accosté en France« , et que « son commandant parlait en allemand« , mais que « les Norvégiens qui étaient à bord ne le comprenaient pas ».

Pour faire simple :

  • le gentilé adjectif prend une minuscule : c’est un adjectif tiré du nom du pays, il n’a pas à prendre de majuscule. C’est ainsi que l’on écrit « un navire anglais« .
  • le nom de la langue parlée dans le pays prend aussi une minuscule. Le commandant parle donc bien allemand, sans majuscule.
  • EN REVANCHE, le gentilé nom (le nom du peuple) prend toujours une majuscule : c’est le cas de nos Norvégiens, qui sont ici un nom définissant des personnes.

Cette sombre histoire de majuscules constitue peut-être un détail pour beaucoup d’entre nous, mais pour d’autres, elle peut vouloir dire beaucoup. C’est le cas de nos voisins néerlandophones ou anglophones, qui ont tendance à préférer les majuscules aux minuscules, quitte à en mettre…partout.

Dans ces langues, il est d’usage de mettre une majuscule aux jours de la semaine, aux mois, aux gentilés, et surtout aux langues parlées. Là où un Français écrira « Je parle français », l’Anglais préfèrera « I speak English » et le Néerlandais « Ik spreek Engels ». Pas toujours facile de s’y retrouver entre les différentes langues !

 

BoN CouRaGe !

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Une envie de jus d’orange ? Prenez un shot de grammaire, plutôt.

C’est bientôt l’hiver, on va manquer de vitamines ! Vite, quelques oranges à jus, j’en donne quelques unes à ma copine Charlotte, et hop, un super jus d’orange. L’histoire finit bien, elles se sont pressé un super jus d’orange. Elles se sont pressée. Pressées. Pressés. Et zut.

Elles se sont pressé un jus d’orange, ou elles se sont pressées un jus d’orange ?

Quelle bonne question.

Vous pensez que ça n’a aucune importance ? Vous n’aimez pas le jus d’orange de toute façon ?

Ok, alors voilà l’histoire. Voyez-vous, la semaine passée, je pensais savoir écrire que des gouvernements se suivaient les uns après les autres, au fil des élections. Je pensais savoir écrire que les « gouvernements se sont succédé pendant des années ». Vous aussi vous mettriez un S à la fin ? Alors prenez 5 minutes pour lire la suite.

La règle

Comme toujours en cas de doute, je ressors mon meilleur ami le Bescherelle Grammaire. Je lui demande conseil. Je lui raconte ma journée. Je lui confesse mes fautes (humour de linguiste).

Voilà sa sainte parole :

Si le pronom réfléchi est COD, le participe passé s’accorde avec ce COD  : « Elle s’est soignée avec des plantes ». 

Si le pronom réfléchi est COI, le participe passé ne s’accorde pas avec ce pronom : « Elles se sont accordé deux mois de vacances »

Etape 1 : trouver la fonction du pronom réfléchi

Pour faire simple, il faut s’interroger sur la fonction du pronom réfléchi « se » :

  • La fonction = COD 

Elle s’est soignée avec des plantes = QUI s’est soigné ? = Elle.

=COD

  • La fonction = COI

Elles se sont accordé deux mois de vacances = A QUI se sont-elles accordé ? = A elles.

=COI

Etape 2 : accorder selon les cas

COD  = on accorde

COI = on n’accorde PAS

Qu’en est-il pour nos oranges ?

= Elles se sont pressé(e-s) un jus d’orange  = A qui ont-elles pressé ce fameux jus d’orange ? = COI

= Elles se sont pressé un jus d’orange.

Attention ! Si le pronom n’a pas de fonction (ça arrive, jugez pas), s’il n’est ni COI ni COD, alors le participe s’accorde avec le sujet. Mais bon, c’est un peu différent, on y reviendra.

Morale de l’histoire : le jus d’orange, c’est bon pour la santé, et la grammaire.
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Vous avez dit croquignolesque ?

S’il y a bien une chose sur laquelle tous les partis politiques s’accordent en France, au sujet d’Emmanuel Macron, c’est qu’il a un don – que dis-je, un talent. Celui de réhabiliter des spécimens de la langue française que l’on croyait éteints. Après la désormais célèbre « poudre de perlimpinpin »*, le voilà qui récidive, en qualifiant la situation actuelle de « croquignolesque ».

Cela s’est passé ce soir, lors de son discours télévisé, mais il y avait des signes avant-coureurs. Lors de son discours du 12 octobre dernier, il avait déjà qualifié de croquignolesque...un présumé cartel des endives.

Croquiquoi?

Cro-qui-gno-lesque, vous dis-je.

C’est ce que l’on dit (dans un langage peut-être plus châtié que familier) lorsqu’on veut dire qu’une situation est complètement absurde, ridicule, même !

C’est un mot qui serait dérivé d’un des personnages des Pieds Nickelés (la bande dessinée du siècle dernier), dénommé Croquignol. Comme les autres personnages, il est un peu maladroit, un peu rigolo. Mais surtout, et c’est sûrement ce qui a fait que le mot est resté : il est franchement drôle à prononcer à écouter…

Croquignolet ou croquignolesque ?

Il ne faut bien sûr pas confondre avec le délicat « croquignolet« , qui qualifie plutôt quelque chose de mignon, voire adorable. Le Président ne se serait pas permis 😉

Quant à la dernière variante, le croquignole, c’est tout simplement une pâtisserie des Ardennes…Cette fois, on est d’accord, le mot ne fait plus seulement rire, il donne faim!

En revanche, c’est toujours un plaisir d’entendre notre Président exhumer les mots d’antan, qu’on ne lit plus que dans certains articles journalistiques dans de vieux romans. Cela serait tellement dommage d’oublier ces petites perles, et les oeuvres dont elles sont tirées…

*Je ne résiste pas à l’envie de vous faire partager le remix qui en a d’ailleurs été tiré…attention, ça reste un peu après l’écoute !

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Rédiger…une lettre

La corvée. Voilà qu’il faut rédiger une lettre à votre fournisseur d’accès, à un proche. Une lettre? Plus personne ne fait ça, si?

Et si. Les courriers (non électroniques, j’entends) sont encore très utilisés. Certaines administrations publiques exigent une correspondance postale, des entreprises demandent des lettres de motivation (à envoyer par e-mail, pour pousser le vice encore plus loin), d’autres encore ne résilieront pas votre contrat d’abonnement sans courrier de résiliation…

Alors, prenons quelques minutes pour reprendre les bonnes bases de la rédaction d’une lettre. Vous les connaissez déjà, elles vont revenir 😉

Avant toute chose : à QUI écrivez-vous ?

Question importante, sans laquelle il est inutile de commencer à rédiger. Sans cette information, vous n’avez au mieux qu’un modèle de lettre, un squelette peu voire pas du tout personnalisé.

La désignation du destinataire va permettre évidemment de mettre la bonne adresse sur l’enveloppe et le bon timbre, mais également de « cibler » la rédaction, insérer les bons titres et les bonnes formules de politesse. En clair, d’éviter d’écrire au fisc comme vous écririez une carte postale à votre tante Jacqueline.

Figurez vous bien son visage : un inconnu réceptionnant votre lettre entre deux envois d’avis d’imposition, une chargée de recrutement qui ouvrirait votre lettre de motivation parfumée au préalable à l’anis (si c’est un envoi postal, plutôt rare), la susmentionnée tante Jacqueline, qui aurait déjà les doigts imbibés de larme à la pensée que vous lui ayez écrit une petite lettre depuis votre hôtel aux Antilles…Ca y est, vous l’avez bien en tête ?

Alors c’est parti !

Etape 1 : Les adresses

C’est hyper facile, il suffit de recopier. Duh.

D’accord. Où est-ce qu’on met l’adresse du destinataire, déjà ? A droite ou à gauche ? Ca rigole moins, mais vous avez de la chance, ça dépend pas mal. Certains diront « A GAUCHE, C’EST EVIDENT », d’autres l’inverse. J’aurais tendance à conseiller de l’écrire plutôt à gauche, pour écrire la vôtre la droite, car c’est comme ça qu’on me l’a appris à l’école 🙂

Ensuite, effectivement on recopie l’adresse, en oubliant pas de mentionner le pays si on parle de l’étranger (notamment sur l’enveloppe!). Petite astuce : si vous écrivez une adresse française (en France), elle ressemblera à ceci : « 32, rue des Acacias » ; mais si cette adresse se trouve en Belgique, elle ressemblera plutôt à cela : « Rue des Acacias 32« . Petite subtilité du francophone en Belgique 🙂

Etape 2 : Le lieu et la date

Cela peut paraître un peu antique de mettre la date sur une lettre, mais c’est important. Pourquoi? Parce que.

On écrira donc, juste en dessous des adresses, sur la droite : « A __________(ville), le _______ (JJ/mois (en lettres)/AAAA) ».

Etape 3 : L’objet

Il est pas toujours nécessaire pour une correspondance privée (pas de « Objet : Mes vacances à Noirmoutiers » pour tante Jacqueline…), mais il est essentiel pour un courrier administratif. Il permet dans ce cas de préciser une référence, un sujet, un dossier spécifique, afin que l’agent puisse voir d’un coup d’oeil de quoi il va être question.

Exemple : « Objet : Courrier de résiliation de mon abonnement n°_____ »

« Objet : Réponse à votre courrier en date du __/__/____ »

Etape 4 : Le titre

Et non, ça n’est pas terminé! Il reste encore à choisir la formule de désignation du destinataire.

La règle est simple, plus vous tenez à avoir une réponse, plus il sera judicieux d’être au plus précis sur l’intitulé de la fonction.

En cas de doute, un simple Madame, Monsieur, ou Madame, ou Monsieur, fera l’affaire. Mais si vous avez la chance de connaître exactement votre interlocuteur, il peut être mieux de le préciser, par exemple pour montrer que vous avez fait des recherches sur votre demande…

On pourra alors insérer Monsieur le Directeur, Madame le Greffier, ou Madame XXX si on connaît même son nom.

On réservera les Chère/Cher/Chers/Chères aux personnes déjà rencontrées, ou avec qui l’on a déjà échangé par un quelconque moyen.

Tip : si vous êtes en période d’envoi de candidature en grande quantité, attention à bien changer ces titres s’ils sont personnalisés…et de les changer dans TOUT le document. Ca sent le vécu. *soupir*

Etape 5 : Le corps du texte

Malheureusement, là, sans élément de contexte, je ne peux plus vous aider.

On peut néanmoins retenir qu’il faut procéder par paragraphe, une idée ou deux par paragraphe. Le premier est supposé amener le développement qui va suivre, sans toutefois être trop violent. Un « je veux que vous m’embauchiez ; tout de suite. » sera peut être un peu trop brutal.

Astuce : il est plus facile de commencer en se référant à quelque chose : « suite à notre échange téléphonique », « à l’occasion de ».

Etape 6 : La formule de politesse

Là encore, il va falloir s’adapter au destinataire; Un « gros bisou » prévu pour votre tante ne conviendra pas à votre DRH.

En cas de manque d’inspiration, on peut très bien se contenter de la formule suivante, passe-partout, mais qui nécessite d’être apprise par coeur car elle ne coule pas de source :

« Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations les plus sincères. »

Je vous avais prévenus.

En plus court, un « cordialement« , ou un « bien à vous« , pourrait encore passer.

Néanmoins, l’idéal est encore de s’adapter au contenu et au destinataire…

Exemple : pour une lettre de motivation, on pourra s’appuyer sur la demande pour parvenir à la formule suivante :

« Dans l’attente d’un retour de votre part, je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations les plus sincères. »

Etape 7 : La signature

Le plus facile : il suffit d’ajouter son nom en bas de la lettre.

Et hop! Le tour est joué. Vous voyiez, vous saviez déjà comment faire, il fallait juste une petite révision 🙂

Pour ne plus oublier, néanmoins, vous pouvez télécharger ci-dessous un petit modèle à garder sous le coude en cas d’urgence !

Bonne chance!

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Rédiger….un e-mail professionnel en anglais

Aïe aïe aïe...un client anglophone vous écrit, et vous devez rédiger un e-mail pour lui répondre…ou bien vous devez contacter un interlocuteur anglophone par e-mail pour lui poser une question ou lui proposer un service.

« Help! », comme dirait l’autre. « I need somebody help! »

Pas de panique ! Nous allons revoir aujourd’hui les fondamentaux de l’e-mail anglophone, avec des techniques que j’utilisais toute la journée quand je travaillais dans un environnement international et – fatalement, anglophone.

Comme en français, un mail professionnel ou officiel est surtout formé par des formules de politesse, des tournures que l’on retrouve systématiquement dans la correspondance anglophone, et un vocabulaire spécifique. Il suffit donc de retenir certaines accroches, un début, une fin et quelques expressions, et le tour est joué!

Commençons par le commencement : la formule de politesse !

Deux options :

  • vous connaissez déjà la personne : « Hi Paul » ou « Dear Paula« .

A noter : le « Dear » n’est pas forcément quelque chose d’intime, ce peut-être appliqué à quelqu’un que vous ne connaissez pas du tout…

  • vous vous adressez à un inconnu, ou à quelqu’un de haut placé« Mr./Mrs./Ms. Smith », ou tout simplement « Sir/Madam ».

« Ms. » correspond à l’appellation « Madame » mais se présume pas d’un quelconque statut marital : c’est l’appellation la plus courante dans le monde professionnel.

Le contenu de l’e-mail

Pour la suite, tout dépend de ce que vous souhaitez mettre dans votre mail.

  • Pour faire suite à un échange passé : « Thank you for your prompt answer », « Following our phone conversation », « Further to our phone conversation »,
  • Pour informer : « Please note that », « I am glad to inform you »,
  • Pour soumettre une candidature : « I refer to the announce », « I am currently looking for a job », …

Ce sont des exemples, mais on les retrouve très souvent dans les échanges de mail standard.

Une petite précision : EVITER de traduire mot à mot un mail préalablement écrit en français…cela ne marchera pas forcément, et surtout le texte final risque d’être très déséquilibré. L’anglais fonctionne davantage par phrases courtes, simples et percutantes, que le français, qui a tendance à adorer les relatives subordonnées, les conjonctions de coordination, etc.

Ne cherchez pas la complexité ! Ne vous enfoncez pas dans des phrases à rallonge, que vous n’arrivez plus à finir. Soyez le plus direct possible, cela vous évitera des malentendu, et évidemment, des erreurs de syntaxe imprévues.

Pour utiliser une pièce jointe, vous pouvez utiliser les grands classiques : « Please find attached/enclosed »,  « In attachment you will find », ou « Enclosed to this mail you will find ».

Le mot « pièce jointe » ne se traduit pas, il est remplacé par « document attaché à ce mail » littéralement.

Enfin, des formules de politesse peuvent être intégrées directement dans le contenu du texte : il s’agit d’ajouter des adverbes pour atténuer la demande ou la proposition. C’est une technique très utilisée en anglais.

Par exemple : « I cordially invite you », « We kindly ask you ».

A votre disposition…!

On conclut généralement un échange en indiquant que nous restons à disposition pour toute précision complémentaire, par politesse.

« I remain at your entire disposal », « Do not hesitate to contact me », « Let me know if »...

Si le mail attend un retour, une réponse ou une réaction, n’hésitez pas à ajouter :

« Looking forward to hear back from you », « I look forward for your reply », « Looking forward to hearing from you/meeting you ».

Pour conclure 

Les expressions suivantes sont très fréquentes :

« Best regards », « Kind regards »

« Sincerely yours » ou « Yours sincerely »

 

J’espère que cet article vous aura été utile ! En cas de doute, n’hésitez pas à consulter ce petit aide-mémoire qui récapitule ce que l’on vient de voir !

Bon courage !

 

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